Le départ pour Terre-Neuve

L’hiver, à la morte saison, on voit se promener sur les quais les patrons (bis)

Ils nous demandent « veux-tu que je t’engage ?

Pour ton travail tu auras de bons gages,

Et tu gagn’ras beaucoup d’pognon

Si nous avons la chance de pêcher des poissons » (bis)

 

Le jour du départ arrivé, on voit les matelots arriver sur les quais

Et les adieux, il faut les faire bien vite

Car le cap’taine va faire l’appel de suite

« Vous répondrez à votre nom,

Allons dépêchons, embarquez les garçons ! »

 

Arrivés au milieu des j’tées, le capitaine nous dit « il va falloir saluer »

Il nous envoie le drapeau tricolore

Et par trois fois, les couleurs on arbore

C’est la chapelle que nous saluons

Pour revenir en bonne santé à la maison

 

Quand on arrive en Angleterre, aussitôt amarrés on met le pied à terre

En premier lieu, on s’en va à la banque

On perd beaucoup, mais il faut bien qu’on change

Et l’on dépense beaucoup d’pognon

Pour aller faire une danse au son d’l’accordéon

 

Quand on part au mois d’février, on ne peut jamais faire une bonne traversée

Dans l’océan on attrape de la brise

Prés de Terre-neuve on voit de grandes banquises

On veut traverser les glaçons

Mais on se trouve serrés dans une sale position

 

En arrivant sur le grand banc, le bateau est gelé de l’arrière à l’avant

Faute de beau temps pour que tout ça dégèle

Les matelots, à la pioche à la pelle,

Essayent de déblayer le pont,

Chacun de son coté, sous les yeux du second

 

Celui qui a fait la chanson, c’est l’oncle à Ti-Jean, un cap’taine du grand banc

Et des campagnes, il en compte par dizaines

Avec des joies, aussi avec des peines

Et quand il rentre à la maison

Il peut enfin revoir sa femme et ses garçons.

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