Jean-François de Nantes

C’est Jean-François de Nantes, Oué, oué, oué

Gabier sur la « Fringante »

Oh mes bouées, Jean-François

 

Débarque en fin d’campagne

Fier comme un roi d’Espagne

 

En vrac dedans sa bourse

Il a vingt mois de course

 

Une montre une chaîne

Valant une baleine

 

Branle-bas chez son hôtesse

Bitte et bosse et largesses

 

La plus belle servante

Embarque dans sa soupente

 

Il bouline la donzelle

Et navigue en mer belle

 

En vidant la bouteille

Tout son or appareille

 

Montre et chaîne s’envolent

Mais il prend la vérole

 

En revenant de Flandres

Il attrape des chancres

 

On ouvre en deux, on fouille

La plus belle de ses couilles

 

Son vit coupé en quatre

Repose dans un emplâtre

 

Puis on coupa son membre

Tout droit au ras du ventre

 

A l’hôpital de Nantes

Jean-François se lamente

 

Et les draps de sa couche

Déchire avec sa bouche

 

Il ferait de la peine

Même à son capitaine

 

Pauvre Jean-François de Nantes

Gabier sur la « Fringante »

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